Notes from the IAPP Canada: A familiar script for a new technology

Smart glasses are the latest in a recurring cycle of privacy concerns sparked by new technologies, but the challenge lies in determining when specific harms require targeted legal responses.

Contributors:
Kris Klein
CIPP/C, CIPM, FIP
Country Leader, Canada, IAPP; Partner
nNovation
Editor's note
The IAPP is policy neutral. We publish contributed opinion pieces to enable our members to hear a broad spectrum of views in our domains.
Every new technology seems to arrive with its own privacy panic.
First, people marvel at what it can do. Then somebody discovers a creepy use case. Headlines warn that privacy will never be the same. Policymakers call for regulation. Lawyers respond with the least satisfying answer in the profession: "Well, it depends." Then everyone spends the next five years arguing about where the line should be drawn.
We've seen this movie before.
Portable cameras prompted concerns about surreptitious photography. Smartphones put high-definition recording devices in virtually every pocket. Drones created new questions about aerial surveillance. Doorbell cameras sparked debates about neighborhood monitoring. And now, according to a recent CBC story, smart glasses are raising questions about whether people can be recorded without their knowledge by devices that look much like ordinary eyewear.
I'm not suggesting there are no privacy questions to raise. What's striking is how familiar the conversation feels.
The technology is different, but the underlying questions have hardly changed. What harm are we trying to prevent? Who should bear responsibility for that harm? And perhaps most importantly, are we reacting to the technology itself or to the possibility that some people may misuse it?
As privacy lawyer David Fraser noted in a CBC interview, much of the conduct that worries people is not necessarily prohibited under existing Canadian law. Businesses are subject to privacy legislation, but individuals acting for personal purposes often are not. There are criminal laws that address voyeurism and other genuinely harmful conduct, but they were crafted with particular harms in mind and not every uncomfortable or intrusive interaction will fit neatly within them.
This is where privacy law often finds itself caught between two competing impulses. The first is the understandable desire to "do something" whenever a new technology appears capable of creating new risks. The second is the recognition that regulations aimed at technologies rather than conduct can age poorly, producing unintended consequences while failing to address the behavior that caused concern in the first place.
After all, we generally do not regulate most technologies based solely on what they could be used for. Cameras can be used to invade privacy, but they are also used by journalists, tourists, parents and businesses. Smartphones can record people discreetly, but few would suggest banning them from public spaces. Every useful technology comes with the possibility of misuse.
That doesn't mean there are no legitimate concerns surrounding smart glasses. Technologies do become more challenging from a privacy perspective when they become more seamless, more wearable and less visible. A recording device that can be carried discreetly on someone's face raises different practical concerns than one that must be held conspicuously in their hand.
But privacy professionals know better than most that identifying a concern is only the beginning of the discussion. The harder question is determining where the legal boundaries should be drawn and whether existing rules already address the most significant potential harms.
As Fraser observed, society has been through this exercise before. New technologies sometimes expose genuine gaps in existing legal frameworks. Canada's voyeurism offense, for example, emerged in response to technological developments that made covert recording easier and more accessible. The challenge is not deciding whether technology is good or bad. The challenge is identifying when a specific harm requires a specific response.
In the meantime, the arrival of smart glasses should probably be viewed less as a revolution and more as the latest sequel in a long-running series. Privacy professionals have seen this movie before. The props change. The script evolves. Maybe the debates become a little more sophisticated.
But somehow, the ending is always the same: a careful conversation about technology, behavior and where responsibility should ultimately lie.
Notes de l'IAPP Canada: Un scénario familier pour une nouvelle technologie
Chaque nouvelle technologie semble arriver avec sa propre panique en matière de protection de la vie privée.
D’abord, les gens s’émerveillent de ce qu’elle peut accomplir. Puis quelqu’un découvre un cas d’utilisation inquiétant. Les manchettes annoncent que la vie privée ne sera plus jamais la même. Les décideurs réclament une réglementation. Les avocats répondent avec la formule la moins satisfaisante de la profession : « Ça dépend. » Puis tout le monde passe les cinq années suivantes à débattre de l’endroit où tracer la ligne.
Nous avons déjà vu ce film.
Les appareils photo portatifs ont suscité des préoccupations concernant la photographie à l’insu des personnes concernées. Les téléphones intelligents ont placé des dispositifs d’enregistrement haute définition dans pratiquement toutes les poches. Les drones ont soulevé de nouvelles questions sur la surveillance aérienne. Les sonnettes munies de caméras ont déclenché des débats sur la surveillance des quartiers. Et maintenant, selon un récent reportage de CBC, les lunettes intelligentes soulèvent des questions quant à la possibilité d’enregistrer des personnes à leur insu à l’aide d’appareils qui ressemblent à de simples lunettes ordinaires.
Je ne prétends pas qu’il n’y ait aucune question légitime à soulever sur le plan de la vie privée. Ce qui frappe surtout, c’est à quel point cette conversation nous est familière.
La technologie est différente, mais les questions fondamentales ont à peine changé. Quel préjudice cherchons-nous à prévenir? Qui devrait assumer la responsabilité de ce préjudice? Et surtout, réagissons-nous à la technologie elle-même ou à la possibilité que certaines personnes en fassent un mauvais usage?
Comme l’a souligné l’avocat spécialisé en protection de la vie privée David Fraser dans une entrevue accordée à CBC, une grande partie des comportements qui inquiètent le public n’est pas nécessairement interdite par le droit canadien actuel. Les entreprises sont assujetties aux lois sur la protection des renseignements personnels, mais les particuliers qui agissent à des fins personnelles ne le sont souvent pas. Il existe certes des dispositions criminelles visant le voyeurisme et d’autres comportements véritablement préjudiciables, mais elles ont été conçues pour répondre à des préjudices précis et toutes les situations perçues comme intrusives ou inconfortables n’y correspondent pas nécessairement.
C’est souvent à cet endroit que le droit de la protection de la vie privée se retrouve tiraillé entre deux impulsions opposées. La première est le désir parfaitement compréhensible de « faire quelque chose » chaque fois qu’une nouvelle technologie semble créer de nouveaux risques. La seconde est la reconnaissance que les règles visant des technologies particulières plutôt que les comportements peuvent mal vieillir, entraîner des conséquences imprévues et ne pas régler le comportement à l’origine de la préoccupation.
Après tout, nous ne réglementons généralement pas les technologies uniquement en fonction de ce qu’elles pourraient permettre. Les caméras peuvent servir à porter atteinte à la vie privée, mais elles sont aussi utilisées par des journalistes, des touristes, des parents et des entreprises. Les téléphones intelligents permettent d’enregistrer discrètement des personnes, mais peu de gens proposeraient de les interdire dans les espaces publics. Toute technologie utile comporte un risque d’utilisation abusive.
Cela ne signifie pas que les lunettes intelligentes ne soulèvent aucune préoccupation légitime. Les enjeux de protection de la vie privée deviennent plus complexes lorsque les technologies sont plus discrètes, plus intégrées au quotidien et moins visibles. Un appareil d’enregistrement porté sur le visage d’une personne soulève des préoccupations pratiques différentes de celles associées à un appareil qui doit être tenu ostensiblement dans la main.
Les professionnels de la protection de la vie privée savent toutefois mieux que quiconque qu’identifier un problème n’est que le début de la réflexion. La question la plus difficile consiste à déterminer où devraient se situer les limites juridiques et si les règles actuelles permettent déjà de répondre aux préjudices les plus importants.
Comme l’a fait remarquer Fraser, la société est déjà passée par cet exercice. Les nouvelles technologies révèlent parfois de véritables lacunes dans les cadres juridiques existants. L’infraction de voyeurisme prévue au Code criminel, par exemple, est apparue en réponse à des avancées technologiques qui facilitaient les enregistrements clandestins. Le défi n’est pas de déterminer si la technologie est bonne ou mauvaise. Le défi consiste à déterminer à quel moment un préjudice précis exige une réponse précise.
Entre-temps, l’arrivée des lunettes intelligentes devrait probablement être perçue moins comme une révolution que comme le plus récent épisode d’une longue série. Les professionnels de la protection de la vie privée ont déjà vu ce film. Les accessoires changent. Le scénario évolue. Les débats deviennent peut-être un peu plus sophistiqués.
Mais d’une manière ou d’une autre, la conclusion demeure toujours la même : une réflexion nuancée sur la technologie, les comportements et la responsabilité de chacun.
This French companion article is not meant to be an exact translation, but rather an article that generally covers the same topic as the English article.
This article originally appeared in the Canada Dashboard Digest, a free weekly IAPP newsletter. Subscriptions to this and other IAPP newsletters can be found here.

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Kris Klein
CIPP/C, CIPM, FIP
Country Leader, Canada, IAPP; Partner
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