Notes from the IAPP Canada: Michael Geist and the value of showing up

Michael Geist has had an enduring influence on privacy and technology law in Canada.

Contributors:
Kris Klein
CIPP/C, CIPM, FIP
Country Leader, Canada, IAPP; Partner
nNovation
Editor's note
Last year, we started a series where I wrote about individual Canadians who have had a significant impact in our profession. That series was well-received and I was urged to keep it going. So, here's the latest installment.
In a field that can sometimes feel dominated by policy sprints, consultation windows and "what we heard" reports, Michael Geist has spent decades doing something far less glamorous and far more important: showing up. Week after week. Bill after bill. Government after government.
Most privacy professionals in Canada will know Geist first through his blog. It has become essential reading for anyone trying to understand how digital policy, privacy, copyright, surveillance and politics intersect in this country. Long before social media threads and explainers became the norm, Geist was patiently unpacking draft legislation, pointing out what was missing and flagging risks others might gloss over. He continues to do so today, often in real time, as privacy‑relevant provisions quietly make their way into omnibus bills and so‑called technical amendments.
For many, though, the most accessible entry point into Geist's work is the Law Bytes podcast. Hosted from the University of Ottawa, the podcast has become a rare Canadian forum for long‑form, thoughtful conversations about technology law and policy. It is refreshingly substance‑driven: less soundbite, more nuance. I had the pleasure of joining him on Law Bytes to talk about the long road to a right to be forgotten, or more accurately, a right to de‑index, under Canadian privacy law. The conversation reflected his consistent interest in exploring difficult questions without pretending there are easy answers.
What makes Geist's contribution particularly distinctive is that he occupies a space that is both academic and deeply public. As the Canada Research Chair in Internet and E‑commerce Law at the University of Ottawa, his scholarship is rigorous and influential. At the same time, his work is deliberately accessible. He writes for lawyers, policymakers, journalists and ordinary Canadians who just want to understand what is being done in their name and with their data. That combination is rare and it matters.
And then there's the less visible side of the community, the human one. For me, that included running into Geist not in a committee room or conference hallway, but at the rink. We were hockey dads at the same time, both doing what many parents do: standing along the glass, in that narrow walkway by the boards, trying to get a better look at the action while staying out of the way. I will add that he is not the only parent privacy pro I have bumped into at the hockey rink, Tim's coffee in hand. It's a small thing, but it says something about how this privacy community actually works in Canada. The people shaping national debates are also the ones tying skates, juggling schedules and making small talk between shifts.
I've learned that Geist is also a formidable pickle ball player, a sport I cannot fully endorse given that my son is a tennis pro, but I will concede that competitive instincts seem to carry over nicely into policy debates as well.
In a moment where Canadian privacy law feels perpetually unfinished, voices like Michael Geist's provide continuity. They remind us that progress is often incremental, accountability requires persistence and careful critique is a public service. As you read the privacy news in Canada this week, many of the issues you'll see, from artificial intelligence governance to surveillance, political data use and platform accountability, are ones he has been writing about for years.
Notes de l'IAPP Canada: Michael Geist et l’importance d’être présent
L’an dernier, nous avons lancé une série dans laquelle j’écrivais sur des Canadiennes et des Canadiens qui ont eu une influence marquante dans notre profession. La série a été très bien accueillie et on m’a encouragé à la poursuivre. Voici donc un nouvel épisode.
Dans un domaine parfois dominé par des sprints politiques, des périodes de consultation et des rapports de type « ce que nous avons entendu », Michael Geist consacre depuis des décennies son énergie à quelque chose de beaucoup moins tape‑à ‑l’œil, mais infiniment plus important : être présent. Semaine après semaine. Projet de loi après projet de loi. Gouvernement après gouvernement.
La plupart des professionnelles et professionnels de la protection de la vie privée au Canada connaissent d’abord Michael Geist par son blogue. Il est devenu une lecture incontournable pour quiconque cherche à comprendre comment les politiques numériques, la protection de la vie privée, le droit d’auteur, la surveillance et la politique s’entrecroisent dans ce pays. Bien avant que les fils de discussion sur les réseaux sociaux et les contenus sommaires explicatifs ne deviennent la norme, il s’appliquait déjà à décortiquer avec minutie les projets de loi, à en relever les lacunes et mettre en lumière des risques que d’autres préféraient ignorer. Il continue de le faire aujourd’hui, souvent en temps réel, alors que des dispositions touchant la vie privée se glissent discrètement dans des projets de loi omnibus et de prétendues modifications techniques.
Pour plusieurs, toutefois, la porte d’entrée la plus accessible à son travail demeure le balado Law Bytes. Animé depuis l’Université d’Ottawa, le balado est devenu un rare espace canadien pour des conversations approfondies et réfléchies sur le droit des technologies et les politiques numériques. Le fond prime sur la formule : moins de phrases-chocs, plus de nuances. J’ai eu le plaisir de me joindre à Michael à Law Bytes pour discuter du long parcours vers un droit à l’oubli, ou plus exactement un droit au déréférencement, en droit canadien de la protection de la vie privée. La discussion illustrait bien son intérêt constant pour les questions complexes, sans jamais prétendre qu’il existe des réponses simples.
Ce qui rend la contribution de Michael Geist particulièrement singulière, c’est la place qu’il occupe à la fois dans le milieu universitaire et dans l’espace public. À titre de titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit de l’Internet et du commerce électronique à l’Université d’Ottawa, ses travaux sont rigoureux et influents. En parallèle, son approche demeure résolument accessible. Il écrit pour les juristes, les décideurs, les journalistes et pour les Canadiennes et Canadiens qui souhaitent simplement comprendre ce qui se fait en leur nom et avec leurs données. Cette combinaison est rare, et a de l’importance.
Il y a aussi la dimension moins visible de la communauté, le côté humain. Pour ma part, cela s’est traduit par des rencontres avec Michael non pas dans une salle de comité ou un couloir de conférence, mais à l’aréna. Nous étions tous deux des pères de joueurs de hockey, faisant ce que tant de parents font : debout le long de la vitre, dans ce passage étroit près des bandes, tentant d’avoir une meilleure vue sur l’action tout en évitant de gêner. Je préciserai qu’il n’est pas le seul parent œuvrant en protection de la vie privée que j’ai croisé à l’aréna, café Tim Hortons à la main. Ce sont de petits détails, mais ils en disent long sur la façon dont fonctionne réellement cette communauté au Canada. Les personnes qui façonnent les débats nationaux sont aussi celles qui attachent des patins, jonglent avec les horaires et échangent quelques mots entre deux présences sur la glace.
J’ai également appris que Geist est un redoutable joueur de pickleball — un sport que je peine à pleinement appuyer puisque mon fils est joueur de tennis professionnel — mais force est de constater que l’esprit de compétition semble se transposer assez efficacement dans les débats de politique publique.
À une époque où le droit canadien de la protection de la vie privée semble perpétuellement inachevé, des voix comme celle de Michael Geist offrent une précieuse continuité. Elles nous rappellent que les avancées sont souvent graduelles, que la reddition de comptes exige de la persévérance et que la critique réfléchie constitue un véritable service public. En parcourant le Digest de cette semaine, vous constaterez que bon nombre des enjeux abordés — de la gouvernance de l’IA à la surveillance, en passant par l’utilisation des données politiques et la responsabilité des plateformes — sont des sujets sur lesquels il écrit depuis des années.
Plus que tout, c’est peut‑être là sa contribution la plus durable : nous aider à rester attentifs, même lorsque ce serait plus simple de ne pas l’être.
This French companion article is not meant to be an exact translation, but rather an article that generally covers the same topic as the English article. Thanks to BDF Partner Aya Barbach for contributing.
This article originally appeared in the Canada Dashboard Digest, a free weekly IAPP newsletter. Subscriptions to this and other IAPP newsletters can be found here.

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